Conférences

30ème Journée du Groupe Normand de pédopsychiatrie

Rouen, 7 décembre 2018 : Co-construire le soin avec les parents

Cliniciens, parents, enfants et adolescents entre décontenancement et
position phobique

Résumé

Le « sujet décontenancé », révélé par les évolutions sociales, détermine d’un côté la position phobique de nombreux enfants et ados amenés en consultation, et de l’autre l’émergence défensive, au niveau des « spécialistes », de syndromes « fourre-tout » (TDAH, TED, HP, …) supposément neuro-pédiatriques, repris par les pouvoirs publics en recherche de réduction des coûts des soins de santé publique et de réponses managériales. Quelques situations cliniques illustreront l’importance, dans ce contexte, d’une collaboration authentique avec les parents.

 

Journée scientifique, Université de Thessalonique, 2 novembre 2018

Position phobique et décontenancement contemporain :  étendre la psychanalyse ?

 

Journée scientifique, Université d’Athènes, 10 février 2018

L’adolescence et la problématique du genre

 

Société Européenne pour la psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent (SEPEA)

Ateliers cliniques et conférences sur la théorie et la technique psychanalytique avec l’enfant et l’adolescent, Paris, 17/18/19 mars 2017

17 mars 2017 : Configurations psychiques et transitionnalités

Résumé :

La dissémination identitaire, constitutive de l’humain, est aujourd’hui révélée par l’attaque des enveloppes (Houzel) qui contiennent les parts les plus indifférenciées, « syncrétiques » (Bleger) du Soi, ces « métacadres » (Kaës) que constituent l’écosystème humain (Searles) ainsi que les régulations temporelles et spatiales de nos fonctionnements individuels, groupaux et sociaux, sur lesquelles reposent le sentiment d’intelligibilité du monde. L’angoisse ainsi générée, ressentie avec d’autant plus d’acuité que la prise de conscience de cette vulnérabilité de nos enveloppes est importante, affecte particulièrement les processus d’appropriation du monde à l’adolescence, que dans un ouvrage précédent j’ai envisagés sous les axes solidaires de la déconstruction et de l’enchantement (Matot). Quelques vignettes cliniques illustrent ces perspectives.


 

Centre de Psychanalyse Raymond de Saussure, Société suisse de psychanalyse

Cycle de conférences 2016-2017, Constructions, transformations : ce qui est opérant dans la cure

4 février 2017 :

Jean-Paul Matot : L’appropriation subjective des espaces de l’humain comme enjeu théorico-clinique pour la psychanalyse

Argument :

Les travaux d’auteurs comme Bleger, Winnicott, Kaës, Anzieu, Aulagnier, Houzel,  … ont modifié notre conception des espaces psychiques de l’humain, qui ne peuvent plus être restreints à l’espace dit « intrapsychique » sur lequel s’est construite la plus grande part de l’édifice théorique de la psychanalyse freudienne. Les travaux de psychologues du développement comme Stern ou Bullinger nous mènent également à concevoir différentes strates du fonctionnement psychique en lien avec des « sens de soi » (Stern) qui se superposent sans s’annuler. Il reste cependant à mieux cerner la manière d’envisager ces espaces psychiques : en termes de différenciations dedans/dehors et d’enveloppes psychiques, d’organisations spatio-temporelles, de fantasmes originaires, de niveaux de représentation, notamment, l’ensemble formant ce que j’appelle des « configurations psychiques ».

Cette conception d’une pluralité d’espaces psychiques constitutifs de notre sentiment d’exister implique ce que j’appelle une « dissémination » du Soi. Celle-ci se trouve mise en tension par les modifications de l’enveloppe technique de l’humain (Leroi-Gourhan, 1947 ; Simondon 1958), dans une mesure qui atteint aujourd’hui un degré inégalé, rendant compte d’une part significative du désarroi et du malêtre contemporains.

Penser l’existence humaine et les troubles psychiques dans les termes de la plus ou moins grande fluidité ou des empêchements des déplacements des investissements de configurations psychiques infléchit la théorisation métapsychologique et la technique analytique. En particulier, la problématique des clivages du Moi s’envisage différemment, de même que celle de la destructivité.

La place de l’interprétation – dont Winnicott à la fin de sa vie recommandait de la réserver à l’exploration de ce que l’analyste ne comprend pas – est peut-être la plus opérante lorsqu’elle porte sur ce qui s’oppose aux passages d’une configuration psychique à une autre : les impasses du jeu.


 

L’écriture du psychanalyste

Colloque international, Cerisy-La-Salle 02-09 juillet 2016

organisé par Jean-François Chiantaretto, Catherine Matha et Françoise Neau

De l’expérience psychotique à l’écriture, la place de l’objet esthétique dans la symbolisation des effractions traumatiques
par Jean-Paul Matot

Résumé :
L’hypothèse que j’explore dans cette communication pose que les traces traumatiques, réactivées par des effractions menaçant la différenciation dedans/dehors, moi/non moi (tels notamment certains deuils), tendent à s’inscrire dans une expérience esthétique susceptible, dans des circonstances favorables, de participer à la recomposition d’un paysage psychique différencié.
C’est en tout cas la manière dont je comprends, à travers ma propre expérience, ce qui anime la rédaction de certains articles psychanalytiques.
Ces expériences esthétiques, qui engagent ce que j’ai appelé des “objets de deuil”, conjoignent trois pôles : voir ; ne pas voir ; entrevoir ; ou, pour se dégager de la vision : sentir ; ne pas sentir ; pressentir.
Certaines oeuvres littéraires illustrent magistralement ce processus : je me réfèrerai ici à Gradiva, de Jensen, ou La plante, de Vassilis Vassilikos.
Les écritures, romanesque ou psychanalytique, n’engageraient-t-elles pas un processus semblable, avec une séquence : réactivation de traces traumatiques, effraction de la différenciation dedans-dehors, choc esthétique, externalisation de l’expérience psychotique autour d’un “objet de deuil”, mise en forme d’un jeu transitionnel avec cet objet, développement d’un récit ?
L’élaboration contre-transférentielle d’une cure “traumatique” m’a en tout cas permis d’identifier ces différents temps de dégagement partiel d’une menace de mise en impasse de la symbolisation.
Une conséquence en serait que toute oeuvre, toute écriture, romanesque ou psychanalytique, conserverait en son sein un noyau d’indifférenciation dedans/dehors et un reste d’expérience délirante.
Ceci rendrait compte du potentiel d’effraction, dans l’oeuvre elle-même, d’un reste en attente de symbolisation.


 

Vendredi 19 février 2016, de 12h30 à 14h

Centre de Planning Familial ‘ La Famille Heureuse’
2 rue Dufrane Friart, 7080 Frameries
mail: planningframeries@gmail.com
tél.: 065 45 00 24

Adolescence, intimité, familles par le Dr Jean-Paul Matot

Résumé :

Partant de ce qu’on entend par “intimité”, l’orateur envisagera les liens entre cette intimité et les processus de développement à l’adolescence ; il situera la place des adultes dans cette dynamique, et réfléchira à partir de ce prisme ce qui semble favorable ou défavorable au soutien de ces processus.


 

PSYCHANALYSE EN DÉBAT
RÊVER ENCORE
Colloque de la Société Psychanalytique de Paris
GROUPE LYONNAIS DE PSYCHANALYSE RHÔNE-ALPES (Site : http://www.glpra.fr)

Samedi 23 janvier 2016 de 9h à 17h30 – Palais de la Mutualité • 1 place Antonin Jutard – 69003 LYON, France

  • Introduction par Christian SEULIN, SPP (Lyon), Président du GLPRA
  • Rêve, rêverie, transformation en rêve et en jeu par Antonino FERRO, Psychanalyste de la Société Psychanalytique Italienne
  • Dormir, rêver, fantasmer, vivre par Jacques PRESS, Psychanalyste de la Société Suisse de Psychanalyse
  • Jouer, rêver : l’enchantement du monde, entre déréalisation et réalisation à l’adolescence par Jean-Paul MATOT, Psychanalyste de la Société Belge de Psychanalyse
    Résumé : Les processus, adolescents, oscillant entre halluciner, rêver et jouer, gagnent à s’envisager dans leurs rapports aux évolutions du monde contemporain, associant accélération, dissémination, complexité, avec pour enjeu les possibilités de transformation de l’omnipotence et d’enchantement de la réalité.

 

Colloque sur l’oeuvre de René Roussillon, penseur de la psychanalyse

Cercle d’Etudes Psychanalytiques des Savoie

Samedi 5 décembre 2015, Centre des Congrès Le Manège, Chambéry, France

En débat avec René Roussillon :

  • Gilbert Charbonnier (Société Suisse de Psychanalyse) : L’appropriation subjective comme fil conducteur
  • Alain Ferrant (Société Psychanalytique de Paris) : Travail de la création et clinique de l’œuvre
  • Jean-Paul Matot (Société Belge de Psychanalyse) : Quelques réflexions sur la symbolisation, le jeu et l’objet technique
  • Anne Brun (Université Lyon II) : Aventures de la psychose
  • Jacques Dufour (Société Psychanalytique de Paris): Quels rapports entre neuro-sciences et psychanalyse ?